Message de Mgr JEAN-JACQUES KOFFI OI KOFFI à la Session de rentrée pastorale 2019-2020 pour les Clercs, les Religieux(ses)

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Révérend père Dominique FIENI, Vicaire Général,

Très Révérends Pères Vicaires Episcopaux, Révérendes sœurs, Révérends frères, vous tous, chers agents pastoraux, avec un cœur rempli de joie, je vous salue chaleureusement et je vous dis merci pour votre présence. Loin de trouver des excuses pour ne pas être présents, vous avez pris à cœur cette session d’ouverture.

Après un temps de vacances, depuis le lundi dernier jusqu’à ce jour, nous sommes réunis ici, pour notre session de rentrée pastorale 2019-2020. Le Psalmiste n’a-t-il pas dit, si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est vain que travaillent les bâtisseurs (Ps 126). C’est donc important, voir primordial pour nous, agents pastoraux, de nous retrouver pour prier et confier notre nouvelle année pastorale au Dieu de notre Jésus-Christ, Maître du Temps et de l’Histoire.

Une nouvelle année pastorale s’ouvre. Oui, une nouvelle année pastorale s’ouvre. Nous nous posons tous des questions : Quels seront les défis de cette année ? Serons-nous à mesure de répondre à ces défis ?  Ces questions sont légitimes et normales. Mais nous ne pourrons apporter des réponses qu’avec le secours de la grâce de Dieu. Car que serait notre ministère sans la présence de Dieu ? Que serait notre vie religieuse sans la présence de Dieu ? Je ne souhaite pas que nous vivions chaque année pastorale comme une formalité diocésaine à remplir, mais que réellement nous soyons tous impliqués en tant de membre d’une famille diocésaine que nous voulons construire ensemble.

Avec le thème de cette année pastorale « Heureux les Artisans de Paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9), nous serons invités à être des Apôtres, des témoins de la paix dans nos milieux ecclésiaux. Pour le faire, le prédicateur, le père Charles OLIDJO, que je remercie, a dit clairement, « Nous ne pourrons pas annoncer la paix, si nous la vivons pas réellement ». Autrement dit, je ne pourrai pas annoncer véritablement la Paix, si moi, je ne suis pas en paix, si je ne vis en pas en paix. Le Christ, à la résurrection a dit à ses amis : « La Paix soit avec vous » (Jn 20, 19-31), parce qu’il était en paix.  En clair, pour annoncer la paix à une personne, il faut d’abord la vivre soi-même dans sa propre communauté. Nous connaissons bien cet adage de Saint Paul VI : « Le monde d’aujourd’hui n’a plus besoin de Maîtres mais de témoins, c’est-à-dire, de personnes qui vivent ce qu’ils annoncent ». On ne peut donc parler de paix aux autres, si nous avons beaucoup de choses dans les cœurs, les ventres, et bien souvent si nous sommes remplis de haine. On ne peut donc parler de paix aux autres, si nous manquons d’objectivité, si nous vivons stressés, si nous projetons sur les autres la source de nos épreuves, si nous ne savons pas nous remettre en cause, si nous n’arrivons pas à vivre dans la vérité et à se dire la vérité pour le bien de tous et de notre diocèse. Le père prédicateur a décrit une réalité très importante de notre diocèse. Nous vivons dans un diocèse cosmopolite, un diocèse où pratiquement toutes les cultures, toutes les ethnies se retrouvent. Le danger qui nous guette, c’est de regrouper en clans ou en ethnies, et penser de façon ethnique ou clanique. Il faut donc bannir cet esprit. Peut-on parler véritablement de paix dans une telle atmosphère clanique ou tribale ? Je compte sur chacun d’entre nous pour arrêter ce fléau. Il n’y a pas un Dieu Agni, Baoulé, Gouro, Yacouba, Kroumen, Bété, Dida,  Burkinabé, Béninois, Togolais, Il y a un seul Dieu, Père de tous, comme nous enseignent les Evangiles.

Oui, je compte sur vous, et je décrète dans notre diocèse, cette année, l’année de la Paix. Paix dans les cœurs, Paix dans les paroisses, paix dans les communautés religieuses, paix dans les équipes presbytérales, paix dans les familles et paix dans notre diocèse. Que tout ce que nous allons faire et dire en cette année soit habité par la Paix.

C’est pourquoi, je nous invite à assez d’humilité, de détermination, de pardon et de volonté à faire le bien, le beau et de bonnes choses. Sinon quel témoignage allons-nous donner aux politiciens ?

Par ailleurs, tout en m’alignant sur les orientations que j’ai données par l’entremise du Père Vicaire Général, j’aimerais relever ceci :

Aux plans Spirituel et Pastoral

  • Etre des agents pastoraux remplis de l’esprit de créativité pour le bien de notre famille diocésaine, le bien de nos paroisses, institutions et communautés religieuses.
  • Faire connaitre et encourager le sacrement de la réconciliation, qui est aussi un sacrement de paix.
  • Respecter les directives et consignes diocésaines dans notre pastorale, à travers les feuilles de route.
  • Prendre à cœur les différentes rencontres et sessions diocésaines en y participant activement.
  • Que chaque aumônerie ou service diocésain fonctionne convenablement selon les directives diocésaines.
  • Il nous faut respecter le calendrier pastoral diocésain.
  • Que chaque paroisse ait réellement un conseil pastoral paroissial et un conseil pour les affaires économiques.
  • Pour une meilleure année, je veux sincèrement nous inviter à faire attention aux problèmes de mœurs, et aux scandales. Nous devons faire l’effort de donner un bon témoignage (Attention à la gente féminine).

Je suis persuadé que si nous voulons réellement, nous pourrons relever les défis pastoraux et économiques qui nous attendent. Je prie la Vierge Marie, Reine de la Paix d’intercéder pour nous, et de nous donner ma fore d’arriver jusqu’au bout. C’est pourquoi, j’accorde ma bénédiction à tous et à toutes pour une fructueuse année pastorale 2019-2020, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Je vous invite à prier pour moi.

Je vous remercie !

 

Jean-Jacques KOFFI OI KOFFI

Évêque de San Pedro-en-Côte d’Ivoire.

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